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BJR/BSR. Ce blog raconte: Bougie la muse, la perle de l'Afrique du Nord, l'âme de la Kabylie, le porte flambeau de l'Algérie entière, ville universelle, car ville d'art d'histoire et du savoir depuis la nuit des temps..!
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L'hommage de

la Ville de Béjaïa

à Son fils Saïd Mekbel

"Mesmar Djaha" 

Hamsi Bouberker en

compagnie de 

Tahar Djaout

 a la Place Gueydon

Béjaia.

  www.hamsi.be

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 AMROUCHE Poète,

écrivain, Journaliste

et Critique littéraire

 (1906 - 2006) 

   

  TAOES Amrouche  

Chants et Poésies  

 Berbère     

 

 Malek Ouary Ecrivain

journaliste

 Poèsie – chants de Kabylie

  D’Ighil Ali 1916 – 2001

http://dzlit.free.fr/ouary.html 

  Un des Piliers de La

 littérature algérienne 

d’expression française

Farés BABOURI

Ecrivain - poète 

"Le Jardin d'alcôve" 

http://dzlit.free.fr/fmadani.html  

 

Mohamed HAROUN 

(1944-1996)

Militant et Héros De

la cause Berbère  

Tifrit - Akbou 

 

 

 

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Zine N'tevdjaouiene

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Jeudi 08 Mai 2008

Condensé d’émotions


Il n’a jamais cessé de chanter mais, avec ce nouvel album, on peut parler d’un retour à la verve de ses débuts, l’expérience en plus.

Avec Le Youyou des anges qui sera lancé samedi prochain et dont le titre est puisé de la célèbre chanson patriotique de Farid Ali, le chanteur signe une œuvre marquante de son parcours et peut-être même de la chanson moderne algérienne qui, après des élans prometteurs et des phases euphoriques, a connu dans les années 90, où chanter était hasardeux, une période de stérilité ou de banalisation. Djamel Allam retrouve la fraîcheur de ses débuts en y ajoutant une maîtrise artistique et conceptuelle remarquables. C’est l’accomplissement d’un punch intact et d’une sagesse accumulée. En 2001, il sort Gouraya avec Safy Boutella, œuvre passée plutôt inaperçue au moment où la vie culturelle nationale reprenait à peine. Puis, il rencontre le producteur Réda Chikhi avec lequel il édite un coffret de son œuvre intégrale diffusée à travers un réseau d’entreprises mécènes. Une manière efficace de contourner le piratage et, derrière, la volonté de l’artiste de mettre à jour la totalité de sa création : « Je me suis rendu compte que le public ne connaissait vraiment que deux ou trois de mes chansons historiques. » Il est vrai que l’image de l’artiste est restée cramponnée à ses débuts, comme coincée entre l’envol de la nouvelle chanson kabyle, dont il fut l’une des figures de proue, et la montée de genres nouveaux portés par les jeunes générations, le raï mais aussi le rap. De plus, son public initial, celui de la fin des années 70, a vécu, au-delà des préoccupations de l’âge, un destin bien difficile dans les épreuves du pays. Pour Djamel Allam, le succès de son concert en janvier 2004 à la salle Ibn Zeïdoun agit comme un déclic. Il y confirme la fidélité des quadras et quinquagénaires qui l’avaient accompagné au départ. Il découvre surtout un jeune public qui réagit au quart de tour à son répertoire. Certains avaient vu dans l’édition du coffret une sorte d’adieu, l’équivalent des mémoires d’un écrivain, sinon une incapacité à créer encore. Les diverses occupations de Djamel Allam, dans l’audiovisuel surtout, avaient été interprétées comme une reconversion de retraite. D’autres circonstances, ont contribué à cet « effacement ». Des difficultés d’ordre privé mais aussi, précise-t-il, « le fait de m’installer un moment à Alger puis de repartir, puis de faire des allers-retours sans arriver à me fixer. Je suis ici maintenant. Et doucement, les choses ont germé. Une chanson est venue, puis une autre. » Aujourd’hui, cette période et l’édition du coffret surtout, apparaissent comme une introspection, une sorte de bilan pour solder une étape et entamer une nouvelle, un élan avant le saut. Il en était conscient et en souffrait sans doute, bien qu’il ne soit pas homme à se plaindre, blindé par son humour. Aussi, raconte-t-il : « On me demandait toujours si j’avais quelque chose de nouveau. Et je répondais : on réchauffe ! Sous entendu les plats déjà cuits. C’était une boutade, mais c’est vrai que j’avais dans l’esprit de faire un nouvel album. » Ce regain créatif coïncide avec une nouvelle vision du travail : « Je me suis rendu compte que j’avais toujours travaillé seul. Et comme je n’étais pas dans une major, c’était très difficile. L’indépendance se paye. Je n’avais pas l’environnement et la promotion qu’il fallait. Je me suis rendu compte que je devais travailler en synergie. C’est pourquoi mon nouvel album a réuni tant de gens. » Avec Réda Chikhi, il réunit autour de lui d’autres artistes, des paroliers, une chorale, des musiciens et des techniciens chevronnés, son ami le peintre Areski Larbi… La distribution sera assurée par Belda Diffusion. Il enregistre essentiellement au Canada et en France. « Ici, je n’aurais jamais pu atteindre ce niveau de qualité. Et tout ça a couté cher. » D’où le recours à des institutions (Arts & Culture, ONDA, ENTV, ENRS, AARC) et entreprises (Sonelgaz, Aigle Azur, Mobilis, Rizzo) pour des contributions ou aides qui les positionnent sur un mécénat culturel hélas encore rare. Finalement, après avoir « réchauffé », le chef a livré sa carte dont les dix titres s’ouvrent sur un hors-d’œuvre (c’est le mot) de haute teneur, un hommage de sept minutes à Guerrouabi où la vivante tradition du chaabi se marie avec une orchestration moderne émérite. Un morceau d’émotion par lequel Allam honore avec brio la mémoire de celui qui fut son ami autant qu’un modèle. Hafid Djemaï en a écrit les paroles, simples et puissantes, et les premières strophes sont déclamées par Sid-Ahmed Agoumi dans une introduction quasi-épique à la manière des gouals (diseurs). Pour ce même titre, la voix chaude de Khaled est venue en appui à celle de Djamel Allam qui a voulu signifier aussi qu’il s’agissait d’un hommage de la chanson algérienne au maître disparu. Conçue dans l’esprit des veillées chaabi, les empreintes de tristesse de la chanson se déploient au final dans un rythme de fête et de joie. L’ensemble de l’album est d’ailleurs ponctué par des hommages parmi lesquels se distingue aussi celui au poète Djamel Amrani. A l’origine, une idée de Zehira Yahi (Ndlr : actuelle directrice de cabinet du ministère de la Culture). Le jour de l’enterrement du poète, cette amie proche d’Amrani suggère au chanteur de lui consacrer une œuvre, à l’image de celle sur un texte de Khalil Gibran Khalil dans l’album Gouraya. Allam qui a connu Amrani dans les années 70 est touché par la proposition. Anecdote : « Zehira est toujours submergée de travail et je comptais sur elle pour sélectionner le texte. Un jour elle m’a envoyé 13 textes par internet. Un seul est arrivé et c’était Agressé dès ma naissance. Très beau avec toute la souffrance qu’a vécue Djamel. Il y avait peut-être mieux mais celui-ci est déjà si fort ». Emotion toujours avec la reprise de A yemma aazizen our atsrou (Ô mère chérie, ne pleure pas), chanson patriotique de Farid Ali que Allam renouvelle sans altérer le mythe. Emotion encore avec Dassine où la perte d’un être cher prend des accents communs à tous, ou encore avec M’hend, où il revisite le dilemme séculaire du partir ou du rester. Mais Allam est aussi musicien dans l’âme et il le montre avec l’instrumental Taghit et Ghori qui rencontre les polyphonies corses.

NOSTALGIE ASSUMÉE

Djamel Allam est un des rares artistes à s’intéresser de près aux autres disciplines : cinéma, théâtre, peinture, littérature... Il en fréquente les lieux et les gens, donnant un exemple qui demeure assez rare. A cette particularité, s’ajoute une autre : il a embrassé l’ensemble des genres nationaux. Bercé par les mélopées kabyles, élève du maître andalou Cheikh Sadek El Bedjaoui, amoureux de chaabi, fasciné par les musiques sahariennes bien avant leur vogue, rien de ce qui se chante entre Alger et Tamanrasset ne lui est étranger, pas plus d’ailleurs que le jazz, le blues, les musiques du monde et les grands classiques universels. Ces hommages sont donc aussi l’affirmation d’une attitude. Et quand nous le provoquons sur la nostalgie qui l’anime fortement et qui peut inhiber la vision du présent, il répond tout de go : « Oui, j’assume ma nostalgie. Oui, je voudrais bien retrouver Alger de ma jeunesse, Bejaïa d’avant, c’est sûr… Voyez dans quel état nous sommes. Nous, on était chômeurs. On voulait partir en France mais on n’aurait jamais embarqué sur un radeau. Vous me direz qu’ils n’ont rien d’autre mais cela montre combien est immense le désespoir de ces jeunes livrés à la pourriture de ces passeurs. La nostalgie c’est comme les rêves. Si on ne rêvait pas, on deviendrait fou. » Nous tentons de l’acculer en soulignant que le rêve se projette souvent dans le futur tandis que la nostalgie regarde en arrière, il affirme : « D’accord, mais alors la nostalgie est aussi une thérapie et il faut l’exprimer. Elle me permet vraiment de vider ce… truc-là, pour donner aux gens une vision réfléchie. » Pour autant, l’album ne se conjugue pas qu’à l’imparfait. Le présent est notamment traduit dans deux titres : Harraga et Tamurth (Le pays), en hommage à Ali Zammoum. Le premier est un instrumental réalisé avec l’Orchestre de la radio algérienne : « J’avais demandé à Boudjedra de m’écrire les paroles mais il est très pris et il se déplace souvent. J’ai ensuite essayé avec Hafid Djemaï, mais on ne trouvait pas les mots pour dire ce drame terrible. C’est une chose qui nous émeut tellement de voir nos gamins monter sur de frêles esquifs, croyant, en voyant la carte de la Méditerranée, que l’autre rive est à côté. Finalement, c’est devenu un instrumental avec à la fin un cri : Harraga ! Et ça veut dire ce que ça veut dire. D’ailleurs je n’ai aucun mérite sur ce travail qui est vraiment collectif. » Le thème musical en effet est celui d’Ahmed Malek pour le film Omar Gatlato, un hommage encore au grand musicien ainsi qu’un clin d’œil : les harraga d’aujourd’hui descendent des gatlato d’hier, semble dire Djamel Allam, à la manière d’un anthropologue de nos spleens. Dans Tamurth, l’allégorie propre à la chanson kabyle reprend ses droits : « C’est dans la souffrance que vient la création. Bien sûr, on peut être joyeux et l’exprimer. Mais il y a tellement de choses qui font mal : les harraga, la corruption, l’abus de pouvoir, le laisser-aller, les inondations parce qu’on a bouché des canalisations ou les tremblements de terre parce qu’on a construit avec du sable de plage. Tant de choses te révoltent. Dans Tamurth, je parle du pétrole avec le couscoussier qui fume de vapeur et le narrateur dit : à ce jour, j’attends ma part. A la fin, je parle de la fuite de nos cadres en évoquant les amarres du bateau qui se coupent comme le cordon ombilical de la naissance. J’ai vu à Montréal des Algériens ingénieurs qui sont chauffeurs de taxi avec 1000 dollars par mois. Il y en a qui ont réussi heureusement mais ce n’est pas évident. Je n’abandonnerai pas mon pays. Pourquoi je l’abandonnerai ? On peut changer les choses, non ? J’ai horreur de l’expression ‘‘chanteur engagé’’. Quand je l’entends, je dis que quand on sort du ventre de sa mère, on crie. C’est déjà un engagement pour la vie et, si possible, pour une vie meilleure. Pour moi, pour les miens, pour mes amis, mon peuple pour la terre. Je veux être utile en ce sens que si les gens m’écoutent et qu’ils ont une petite larme, une émotion, une idée, je me dis que j’ai réussi. On est des donneurs d’émotion. » Artiste et observateur de la vie culturelle, il s’efforce de laisser l’émotion pour la raison : « Des gens critiquent Alger, capitale de la culture arabe ou, avant, l’année de l’Algérie en France à laquelle je n’ai pas participé, simplement parce qu’on ne m’a pas appelé. J’ai été un des premiers à représenter la nouvelle chanson algérienne en France et ailleurs et j’ai continué à le faire. Il faut savoir critiquer mais aussi voir ce qui est positif. Maintenant, de nouvelles librairies et des galeries d’art s’ouvrent. On n’a jamais joué autant de pièces, ni tourné autant de films que ces temps-ci. Bien sûr, il y a des navets et de bonnes choses. La ministre de la Culture, je ne lui ai jamais rien demandé personnellement. Je m’adresse à ses départements. Je ne suis pas là pour la défendre mais, depuis l’indépendance, aucun ministre de la Culture n’a fait ce qu’elle a fait. Il va y avoir bientôt le Panafricain et j’espère que l’Algérie va faire quelque chose de fort. Il faut voir les choses comme elles sont. En bien ou en mal. Les personnes ne m’intéressent pas, ce qu’elles font, oui. » Nous avons laissé Djamel Allam sur des rêves de salles aussi grandes que le Zénith où les jeunes pourraient voir de beaux spectacles à 100 DA, des maisons de la culture partout. Et le nostalgique de conclure : « On est dans l’ère du virtuel. Tout va vite. Tu achètes un ordinateur et dans six mois, il est caduc. On m’a déjà proposé des responsabilités culturelles mais vous me voyez en réunion ? Déjà pour me réunir avec moi-même ! Un artiste, c’est la spontanéité mais avec du travail, de l’observation, de l’écoute, du sérieux quoi ! » 


 Conférence de presse : samedi 10 mai à 10h30. Etablissement Art et Culture, Théâtre de Verdure

publié par LeBougiote (s/A. F. El-watan.08/05/08) dans: Culture
Samedi 12 Avril 2008

 

Si Maamar en compagnie du musicien Djamel, élève du conservatoire de Cheikh Sadek Abdjaoui  

Le jeudi 10/04/2008 a 14h les bougiotes ont eu la chance et le grand honneur d’accueillir lors de la vente dédicace, le célèbre et sublime  auteur, journaliste chroniqueur du quotidien le soir d’Algérie, Monsieur Maamar Farah.....Cet être vraiment affable, agréable, prévenant, sympathique, poli, courtois, gentil, disponible, séduisant, souriant, accueillant et adorable. 

Il a dédicacé : « le rêve sarde » et « l’Express de minuit » aux éditions Tira libraire Ihaddaden Béjaia Algérie. 

 

La phrase de Si Maamar  :  Merci aux citoyens debout de la Soummam pour leur belle présence à la vente-dédicace de mon modeste ouvrage. Un coucou à ceux qui sont venus de Tizi et de Sétif...

 

Le Soir D'Algérie en a parlé :

Actualités : VENTE-DÉDICACE DE MAÂMAR FARAH À BÉJAÏA
Un engouement à la hauteur de l'homme

Le Rêve sarde et Express de nuit, les deux derniers romans de Maâmar Farah, étaient à l’honneur et avec eux leur auteur, jeudi, à Béjaïa. Après Hakim Laâlam, Benchicou et Chawki Amari, c’est un autre journaliste flamboyant qui se soumet au rite des dédicaces. Maâmar Farah s’est adonné avec un immense plaisir à l’exercice de dédicace de ses ouvrages avant d’expliquer pour chacun de ses lecteurs ses motivations d’écriture et l’intérêt qu’il porte aux multiples problèmes que vit le peuple algérien depuis quelques années. Plusieurs personnalités du monde culturel, sportif et politique de la capitale des Hammadites ont tenu à assister à cette rencontre avec l’auteur, entre autres, l’enfant prodige de Béjaïa, le musicien Djamel Allam, Meziane Belkacem (député indépendant), Yahia Hammouche et Mustapha Rezki, tous deux ex-présidents du MOB, pour ne citer que ceux-là. «Je suis très honoré par l’accueil que m’a réservé cette ville d’art et de culture. Béjaïa, que j’adorais depuis mon enfance, ne fait que renforcer mes convictions pour aller plus loin dans mon combat pour la culture et les libertés. Aujourd’hui, je suis flatté de voir tous ces jeunes, notamment les étudiants, venus en nombre pour me remercier du devoir qui m’a été inculqué depuis mon jeune âge», nous dira Maâmar Farah à la clôture de cet événement culturel. Journaliste professionnel depuis 1970, Maâmar Farah a travaillé dans la presse publique jusqu’en 1990, année au cours de laquelle il a fondé avec un groupe de confrères Le Soir d’Algérie dont il fut le premier directeur de rédaction. Aujourd’hui, il y anime une chronique hebdomadaire tous les jeudis et un billet quotidien intitulé «Pause- Café». Ce dernier fera l’objet d’un tout nouveau recueil, concocté par le formidable «si Maâmar», comme aiment l’appeler ses admirateurs béjaouis. A son actif, plusieurs autres romans et recueils dont Les Mots du jeudi, tomes 1 et 2, Bassamet, les Sirènes de Cap-Rosa et Soleil d’hiver.
                                                                      Kamel Gaci /le soir d'algérie

publié par LeBougiote ( Barkam) dans: Culture
Vendredi 11 Avril 2008

4ème Université de la COPEAM

 - Bejaia (Algérie), 5 – 12 avril 2008

 

Béjaïa sera, durant sept jours, la capitale euro-méditerranéenne de l’audiovisuel. Elle a accueilli quelque 90 professionnels du secteur de la communication audiovisuelle, issus du bassin méditerranéen, pour le compte de la 4e édition de la Conférence permanente et de l’audiovisuel de la Méditerranée (COPEAM).
«Tourisme comme vecteur du rapprochement entre les peuples» est le thème retenu par les organisateurs pour cette nouvelle édition qui a été inaugurée hier à l’université de Béjaïa par son président, en présence du ministre de la Communication et de plusieurs autres personnalités. La rencontre, selon les responsables, sera axée, essentiellement, sur le patrimoine touristique de la région de Béjaïa et de Jijel, où seront réalisés plusieurs documentaires par les professionnels des médias des deux rives. Hamraoui Habib Chawki, président de la COPEAM , dans son allocution d’ouverture des travaux, s’est montré optimiste sur la volonté de son organisation à y aller le plus loin possible dans ce challenge, tout en créant des espaces démocratiques libres d’échanges et de rencontres, notamment pour de plus en plus de démocratie dans les valeurs de dialogue et de tolérance. «Les pays de la rive sud souffrent énormément de moyens et de notions démocratiques, avouons-le», dira-t-il. Et d’ajouter : «La démocratie n’a pas encore sa place et elle n’a pas encore gagné dans les pays arabes et ceux du sud du bassin de la Méditerranée.» Pour Alessandra Paradisi, la secrétaire générale de la COPEAM , cette université «n’est autre qu’une formation originale conçue par l’organisation pour une expérience de formation unique en Méditerrannée et des pays du monde arabe pour produire des magazines TV et radio, tout en découvrant les synergies entre les différents langages audiovisuels. L’Algérie, possède d’énormes atouts dans tous les secteurs, c’est pour cela qu’on a choisi ce pays. Ici, je trouve du bonheur et de la paix, j’aime me retrouver parmi vous», lança la journaliste italienne à l’ouverture de cette 4e édition, sous un tonnerre d’applaudissements des étudiants. Il est à noter que cette formation annuelle s’adresse à des jeunes journalistes de la télévision et de la radio, des caméramans et des monteurs en provenance des organismes radiodiffuseurs, membres de la COPEAM. Cette 4e édition est consacrée spécialement à la réalisation des reportages radio et TV sur le thème «Tourisme comme vecteur de rapprochement entre les peuples» dans la capitale des Hammadites et ses environs.

publié par LeBougiote(Kamel Gaci le soir-d’algérie-culture-du10/04/08) dans: Culture
Mercredi 09 Avril 2008

Cerise rouge sur Waggens Amellal

Les éditions Tira de Béjaïa, dirigées par le romancier et poète Brahim Tazaghart, viennent de livrer leur première production. La traduction en tamazight — réalisée par le patron de la jeune boîte lui-même — d’un recueil de poèmes exhalant fort la sensualité et la métaphore fleurie d’une certaine poétique arabe moderne.

Le recueil de la poétesse syrienne Maram El Masri, Karaza Hamra ala Bilatin Abyad (Cerise rouge sur un carrelage blanc), paru aux éditions l’Or du temps (Tunis) en 1997, a été déjà traduit en français, en allemand et en anglais et lui a valu le prix Adonis du Forum culturel libanais en France. La traduction de Brahim Tazaghart, Taknisya zeggaghen ghef waggens amellal, est la première du genre d’un texte arabe, du moins de poésie contemporaine, dans la langue de Si Muh U Mhend. Un choix loin d’être fortuit selon le traducteur. « Entamer l’activité de l’édition par la production d’un livre dans les deux langues nationales de notre pays est une manière de suggérer qu’il est peut-être tant de sortir des confrontations linguistiques non seulement improductives, mais qui compromettent toutes constructions intelligente de l’avenir », explique Brahim Tazaghart, qui a eu à rouler sa bosse dans les rangs du Mouvement culturel berbère (MCB). Le choix est donc aussi militant, même si, soutient-il, la motivation est d’abord littéraire. Le coup de cœur est également lié à la substance thématique du texte traduit. Les vers de Maram El Masri sont beaux de la beauté du nouveau souffle imprimé à la poésie arabe par les Adonis et autres Nizar Kabbani. Les poèmes, qui tiennent parfois en quelques mots criblant le blanc des pages, languissent d’attendre l’amour qui ne vient pas ou passe pour se briser les ailes contre les remparts qui réduisent les êtres aux soliloques. Une poésie de la solitude et des plaisirs rêvés, celle aussi des petits détails de la vie qui résonneront d’autant plus bruyamment que le silence des absences et des affaissements existentiels distend l’espace et le temps. Le carrelage blanc est là, de marbre, froid, tandis que continuent à rougeoyer des passions sous les cendres. Ce sont ces passions là, déclinées en éclats, en bribes, à travers des tournures qui disent le charnel ou suggèrent l’érotique, qui mettent à l’épreuve l’exercice de traduction. Comment faire passer l’expression de ces élans dans une langue qui n’a vécu et survécu qu’au grand air incertain de l’oralité et qui a été très peu travaillée par les socs de l’écriture ? A fortiori celle intimiste qui peut dire le corps. C’est en ce point que la traduction de Brahim Tazaghart, au-delà des considérations techniques liées à la syntaxe, aux lexiques et aux backgrounds sémantiques et culturels, est intéressante dans la mesure où elle soumet la langue d’écriture amazigh aux limites actuelles de son évolution et de son ouverture. Même quand le traducteur se limite à une traduction juxtalinéaire, soit qui traduit au premier degré sans trop prendre le risque de mettre la frugalité structurelle et forcément contraignante de la langue amazigh, à l’épreuve des murmures parfois déconcertants à l’échelles de nos pudeurs linguistiques, de cette voix de femme venue du pays de Nizar Kabbani. Avis donc aux critiques et aux universitaires. Avant Cerise rouge sur carrelage blanc, Maram El Masri, née à Lattaquié (Syrie) en 1962, avait déjà publié Andhartouka bi hamama Bayda’a (Je t’ai menacé d’une colombe blanche), son premier recueil, en 1984. Sa dernière œuvre dans le genre est Andhour Ilayk (Je te regarde), éditée chez la Société d’édition et de publication de Beyrouth, (2000).

Maram El Masri Taknisya zeggaghen ghef waggens amellal, (Traduction de Brahim Tazaghart). Éd. Tira, mars 2008, Béjaïa

publié par LeBougiote (s/M Slimani /elwatan / http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=91254) dans: Culture
Mercredi 02 Avril 2008

                                                                    

32ème anniversaire de la disparition de Taos Amrouche

Cela fait trente deux ans que Taos Amrouch a quitté ce bas-monde. Son œuvre est restée intacte. La grande dame suscite toujours à la fois curiosité et admiration…

Fille de Belkacem et de Fathma Ath Mansour, sœur de quatre frères. Taos Amrouche est née le 4 mars 1913 à Tunis. Au début des années 1930, elle prépare un concours d’entrée à l’Ecole normale de Foutenay mais elle abandonnera quelques mois plus tard.

De 1933 à 1940, elle travaille pour Radio Tunis. Elle participe au congrès de chants de Fès au Maroc et obtient une bourse pour Madrid. Elle se met alors à la recherche des survivances berbères dans le folklore ibérique. En 1966, elle est invitée au Festival des arts “nègres” où elle obtient le prix de la musicologie.  Taos Amrouche a œuvré inlassablement pour sauver un patrimoine culturel voué à l’oubli.

Poèmes, proverbes, contes et légendes berbères ont été ainsi immortalisés dans Le grain magique”, ouvrage paru en 1965. Son répertoire compte pas  moins de 95 monodies. Sa voix sublime cristallise toute l’authenticité d’une culture venue du fin fond des âges et qu’elle restitue sans fioritures ni artifices.

Mohamed Dib disait d’elle : “Que les attentifs à ces choses veillent bien noter cette poignée de chants : ce sont des semailles pour l’avenir”. Le parcours littéraire de Toas Amrouche est caractérisé par la publication  de plusieurs œuvres : La Jacinthe noire (1947), Rue des tambourins (1966), L’amant imaginaire (1975) et Solitude, ma mère publié en 1995 à titre posthume. Taos Amrouche s’est éteinte le 2 avril 1976. Elle avait 63 ans.

publié par LeBougiote ( s/N.M. DDK. mer 02/04/08) dans: Culture
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