
Experts miniers australiens à Béjaïa
Pour la mine d’AMIZOUR
La présence de trois Australiens à Béjaïa, Tala Hamza et Amizour n’est pas sans intriguer. Renseignements pris, il s’agit de représentants de la société australienne WZM, spécialisée dans l’exploitation minière. Et c’est à un véritable travail de fourmi qu’ils s’adonnent, à Amizour et Tala Hamza, sur les sites des gisements de zinc mis à jour.
Le P/APC d’Amizour, M. Meziane Belkacem nous a précisé : “Après avoir vérifié les conclusions de l’ORGM, procédé à des sondages effectués en travail de fond, mené une étude sociologique, les spécialistes venus des antipodes font état de résultats très satisfaisants.
Il s’agit là d’un gisement d’envergure mondiale”. Et d’ajouter : “L’autre atout de ce gisement est que la région possède des traditions minières. Tout le monde ici a en mémoire la mine de Bouamrane”.
Le gisement, à cheval sur les deux communes d’Amizour et de Tala Hamza, a incité la délégation à rendre une visite de courtoisie au président de l’APC de Tala Hamza.
L’autre aspect de la mission des experts miniers australiens s’effectue à Béjaïa. Des contacts avec les Directions, parties prenantes du projet, et le port, ont été pris.
Alors, Amizour… futur pôle minier ? Osons le pari de dire oui !

Le Tourisme à Béjaia
Un groupe de 125 touristes, composé essentiellement de Nord-Américains, a effectué un séjour d’une journée dans la wilaya de Béjaia, consacré à la découverte du patrimoine culturel et historique local et la visite de ses sites naturels.
Le fort Moussa, qui renferme le musée, la casbah, les vieilles ruelles des quartiers de la haute ville, dont la construction remonte au XVe siècle, coïncidant avec la présence espagnole, ont constitué les étapes majeurs de ce voyage, organisé par l’agence Magic-Tour.
L’occasion, pour certain de ces visiteurs, pari lesquels figurent des Latino-Américains et des Asiatiques, a été également saisie pour s’offrir une vadrouille à travers le parc naturel de « GOURAYA » et marquer des escales dans certains sites mythiques, à l’instar de : Cap Carbon ou les Aiguades, dont la beauté naturelle revêt pour beaucoup un caractère tout à fait rare.
L’harmonie de la mer, de la forêt et du ciel, juxtaposés dans une succession de fresques, y offre aux âmes sensibles des moments d’émotions uniques.
En aparté, un petit groupe a préféré, quant à lui, faire un « pèlerinage » du côté de la vallée de la Soummam, s’intéressant tout particulièrement à la région de Seddouk , siège du mausolée de CHEIKH BELHADDAD, artisan de l’insurrection de 1871 contre le colonialisme.
Outre la qualité naturelle des lieux, alliant forets, montagnes et ruisseaux, les visiteurs ont été conviés à un plongeon d’initiation à l’histoire récente de l’Algérie.
Grâce à une exposition et une visite guidée à travers un chapelet de lieux, le groupe a bénéficié d’un visitable parcours initiatique sur la guerre de libération.

Enfin… ! Une gare routière!
Béjaïa aura enfin sa gare routière ! Le rêve caressé par les voyageurs devrait incessamment trouver un début de concrétisation. “Le premier coup de pioche sera probablement donné cet été”, indique Rachid Fatmi, wali de Béjaïa qui a animé, mardi après-midi, une conférence de presse spécialement consacrée à cette question qui focalise, a-t-il souligné, l’attention des citoyens et des responsables.
Un plan réalisé par BART, un bureau d’études qui a bonne cote à Béjaïa, est approuvé et est pendant à la décision de la Commission nationale des marchés (CNM) laquelle, selon le wali, devrait se prononcer “d’ici un mois”.
Un budget avoisinant les 40 milliards de centimes est réclamé pour la réalisation de cet ouvrage à l’architecture futuriste sur une superficie de plus de 4 ha située à “Quatre-chemins” en plein centre-ville”.

Accueil triomphal pour
Da'Cherif Kheddam à Béjaïa
Les quelque 5 000 hommes et femmes présents dans les tribunes du stade se sont tous levés pour accueillir comme il le mérite, en applaudissant à tout rompre, le maestro de la chanson kabyle moderne
C’est sous un tonnerre interminable d’applaudissements et de salves de youyous stridents que le monument de la chanson kabyle, Cherif Kheddam est monté jeudi dernier vers 9h45 sur la pelouse du stade de l’Unité maghrébine à l’occasion de son méga-concert organisé pour, d’une part, commémoré le 50e anniversaire du congrès de la Soummam et, d’autre part, pour célébrer 50ans de carrière de l’artiste au service de la musique et de la chanson.
Les quelques 5 000 hommes et femmes présents dans les tribunes du stade se sont tous levés pour accueillir comme il le mérite, en applaudissant à tout rompre, le maestro de la chanson kabyle moderne.
Le maître, après s’être débarrassé du burnous, dont les autorités locales, qui l’ont accompagné sur scène pour lui souhaiter santé et longue vie, lui ont couvert les épaules, lève les bras en signe de victoire pendant que l’orchestre philharmonique que dirige l’autre maître Mokhtar Boudjellida, entame l’air de la première chanson de gala que l’enfant d’Aït Boumessaoud, en qui sont enfilées 50 ans d’expérience de chansons et de scènes, va interpréter avec virtuosité au grand bonheur des spectateurs qui n’arrêtent pas d’applaudir et de tonner : “Da Cherif ! Da Cherif !”
La chanson qui a trait aux montagnes qui ont vu naître l’artiste, rappelle avec nostalgie la jeunesse et la douceur de vie à l’époque où l’homme aux cheveux blancs gambadait dans les champsde ses parents.
Vif, dynamique, debout devant son micro, le chanteur n’arrêtait pas de se retourner en direction de l’orchestre et du chef d’orchestre et de leur faire des signes sans doute pour une meilleure synchronisation des instruments à sa voix.
A la quatrième chanson, il demandera cependant qu’on lui apporte une chaise pour s’y reposer seulement pendant les courts interludes qui séparent deux chansons. Lorsque, au beau milieu du spectacle, arrive le tour de Bgayet telha dhe rouh n’lekbayel, chanson qu’il a écrite et chantée au commencement de sa carrière, avant même, selon certains, de connaître Béjaïa, et qu’il interprète maintenant en fin de carrière sous le ciel étoilé d’un d’août finissant et le regard amusé de Yemma Gouraya du stade de l’Unité maghrébine où la verdure de la pelouse apporte une note de fraîcheur et où souffle une brise agréable qui arrive du Nord après avoir caressé les flancs de la sainte patronne de la ville, c’est toute la tribune qui se lève, qui applaudit et qui chante à l’unisson avec l’artiste. C’est dire toute la reconnaissance des enfants de la capitale des Hammadites au maître de la chanson kabyle. Pour sa part, celui-ci bien qu’il ait réservé, dit-on, la meilleure place de son cœur à Rouh n’lekbayel, n’y séjournent que très rarement. En tout cas en ce qui concerne les galas qu’il y a donnés, ils se comptent sur les doigts d’une seule main et le dernier en date remonte, selon ses propres aveux, à plus de 30 ans.
Deux heures et quart durant, l’octogénaire que beaucoup croyaient épuisé, a chanté debout de sa voix suade et mélodieuse, plus de 20 des meilleures chansons au grand ravissement de ses fans qui se sont déplacés, nombreux, non seulement de Béjaïa et de la vallée mais aussi de toute la Kabylie et même d’Alger.
Parmi son répertoire qui comprend quelques 400 chansons, l’artiste a choisi celles qui retracent l’itinéraire de sa vie et de celles et ceux de sa génération, c’est-à-dire naissance au village, apprentissage des versets coraniques, travaux des champs, mariage, émigration, allers et retours annuels au moment des congés entre le village et l’usine, la mine ou la fonderie et à la retraite, retour définitif au village attendant avec patience que le Très Haut le rappelle auprès de lui.
D’ailleurs, sans les textes de chanson de Cherif Kheddam, beaucoup retrouvés à peine transcrits en Kabyle et arrangés pour les besoins de la rime les précepte enseignés dans le saint coran, que le chanteur a apris des son jeune âge, d’abord son village natal ensuite à la zaouia de Boudjellil.
Au cours de ce concert, événement que le maestro a tenu à organiser au crépuscule de sa carrière à Béjaïa, d’autres vedettes de la chanson Kabyle ont mis un point d’honneur à y être de la partie pour rendre hommage et de son vivant au grand maître de la chanson Kabyle moderne.
Les vedettes qui ont animé la scène en début de soirée sont : Karima qui a rayonné en chantant en exclusivité deux chansons du prochain album de Cherif Kheddam, Djamel Allam qui a enflammé le public avec sa chanson culte Mara Adyoughal et Ahcène Abassi, un dinosaure qui revient sur scène après plus de 25 ans d’absence.



Il serait plus correct de parler des Algériens de France que d’émigrés.
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Au total, 21 car-ferries ont accosté au port et 229 aéronefs ont atterri sur le tarmac de l’aéroport Soummam Abane-Ramdane. 56 764 personnes ont transité par le port et l’aéroport de Béjaïa, selon les statistiques officielles arrêtées au 12 août.
Ils sont comme les hirondelles. Chaque année à la même époque, ils rentrent au pays qui les a vu naître. Ils, ce sont les émigrés, même si ce terme ne veut plus dire grand-chose tant la nature de l’émigration algérienne en France a profondément changé. Il ne s’agit plus de pères de famille esseulés qui s’expatrient à la recherche d’un travail dans les mines de charbon ou dans les usines de montage de voitures, comme cela a été le cas jusqu’au milieu des années 1970. Aujourd’hui, beaucoup de familles ont fait le choix de s’installer et de vivre en France en passant par la naturalisation ou le regroupement familial. Tel point qu’il serait plus correct de parler des Algériens de France que d’émigrés. Cette diaspora qui ne conçoit son avenir que sous le ciel de l’Hexagone se refuse pourtant à couper le lien ombilical, et chaque été, hommes, femmes et enfants, toutes générations confondues, renouent avec leurs racines. Sont-ils plus nombreux à avoir franchi la Méditerranée dans le sens du retour cette année ? Oui, affirment les uns. Non, récusent les autres. Pour en savoir un peu plus sans spéculer sur le nombre de matricules étrangers aperçus sur les routes, nous avons interrogé les chiffres fournis à notre demande par les services des douanes de Béjaïa. Durant la saison estivale de l’année 2005, 61 412 personnes ont transité par le port et l’aéroport de la ville. Au total, 22 car-ferries ont accosté au port et 331 aéronefs ont atterri sur le tarmac de l’aéroport Soummam Abane-Ramdane. Le nombre des véhicules qui sont rentrés dans le ventre des car-ferries s’élève, quant à lui, à 5 496. Pour cette année 2006, les chiffres, jusqu’au 12 août seulement, sont de 56 764 personnes pour 4 449 véhicules avec au total 21 car-ferries et 299 aéronefs. Les chiffres sont donc sensiblement les mêmes si l’on excepte le fait que, toujours selon les services des douanes, le mouvement des bateaux et des avions s’est accru durant les dernières semaines du mois d’août. On peut donc estimer que cette année, les “émigrés” ont été plus nombreux mais que, bon an mal an, entre 60 000 et 70 000 personnes transitent par le port et l’aéroport de Béjaïa. Toujours selon les statistiques des douanes, c’est au mois de juillet que se situe traditionnellement le pic des arrivées. Les premières conséquences de ce retour massif se sont fait connaître dès les premiers jours de juillet avec une chute remarquée du cours de l’euro sur le marché parallèle et une flambée des prix des fruits, des légumes et des viandes, étant donné que la première chose que fait l’émigré en arrivant chez lui, c’est de changer une poignée d’euros contre un bon paquet de dinars.Côté véhicules, même si certains émigrés préfèrent louer une voiture une fois arrivés au pays, comme nous le confirme le gérant d’une boîte de location à Béjaïa, la plupart ramènent leurs propres voitures. Le prix de location d’une voiture varie de 1 500 à 3 000 DA/jour selon le modèle choisi. Quand on ramène une voiture de France, c’est le transit qui coûte le plus cher mais on se rattrape largement sur l’essence. ہ zéro euro virgule quelques misérables centimes le litre, l’émigré a l’impression de mettre de l’eau dans son réservoir par rapport au prix de l’essence en France. Il peut, par conséquent, faire deux ou trois fois le tour d’Algérie pour le pris d’un Paris-Marseille. L’autre tendance lourde qui se dégage cette année mais que ne fournissent pas les statistiques, même si cela est aisément observable, c’est le changement qui s’est opéré dans le flux des marchandises. Les anciens émigrés arrivaient les valises pleines à craquer de vêtements et de babioles de toutes sortes et repartaient avec une corbeille de figues fraîches, un bidon d’huile d’olive et la baraka des anciens du village. Les nouveaux débarquent avec quelques gadgets, comme les appareils photo ou les caméscopes numériques et repartent avec des malles bourrées d’électroménager, de vêtements chinois et de CD Taïwan, achetés dans l’un de ces marchés “Dubaï” dont l’Algérien a le secret. La dernière mode de consommation des émigrés est de renouveler la garde-robe des grands et des petits, car c’est tellement moins cher ici. Rachida, qui s’est installée avec mari et enfants dans la banlieue parisienne il y a six ans, revient chaque année en Kabylie. Avec un double objectif. Revoir sa famille et, fait aussi étonnant que nouveau, faire son marché. Vaisselle, habillement, chaussures, tapis, rideaux, tout est disponible et surtout meilleur marché ici.
Avec un taux de change qui tourne autour de 95 DA pour un seul malheureux euro, il y a de quoi remplir ses valises sans se ruiner. Rachida achète de tout y compris des condiments comme le paprika de chez nous. Question de coût mais aussi de goût. Dj.A


















Youcef Abdjaui
Kaci Abdjaui




