Aujourd’hui, lamentablement, ce combat libérateur est laissé aux soins d’une commune alors de par sa grande dimension, il devait avoir un cachet national ou pour le moins régional..?
La commune de Seddouk organise une semaine de commémoration de l’insurrection de 1871 en rendant un vibrant hommage à son enfant Cheikh Md Ameziane Belhaddad pour sa bravoure et son héroïsme et pour avoir soulevé la population dans la vallée de la Soummam par un appel lancé un certain 8 avril 1871 sur la placette de Seddouk et devant des milliers de fidèles.
Au menu, des exposions sur le parcours de Cheikh, des tournois sportifs et des galas artistiques. Le tout est couronné par une visite d’une importante délégation sur le site historique de Takhlwit située à Amdoune-N-Seddouk, ou des travaux de réhabilitation des lieux sont en cours, notamment le mausolée ou seront inhumés les ossements des deux Cheikhs Belhaddad Mohand-Ameziane et Aziz, lesquels seront transférés du cimetière de Constantine. En 1857, après avoir capturé Fadma N’Soumer, le général Randon a cru avoir disloqué la Tarika Rahmania que présidait Cheikh Omar exilé en Tunisie pour échapper à la capture des soldat français lancés à sa recherche, et a cru par là-même pacifier la Kabylie.
Cette puissante confrérie s’était vite réorganisée en confiant la présidence à Cheikh Mohand Ameziane Belhaddad auquel s’est joint Mohamed El Mokrani des At Abbas déjà auteur le 16 mars précédent d’une attaque contre une caserne militaire à Bordj Bou Arreridj.
Tous deux, après une semaine de palabres, ont soulevé la Kabylie et mèneront une guerre farouche contre l’armée coloniale qui a duré une année. Cette guerre a fait des milliers de morts et des centaines de chefs insurgés déportés vers la Nouvelle Calédonie, ainsi que de très fortes amendes imposées par l’administration coloniale au monde paysanne suivies de confiscations de meilleures terres des riches plaines du terroir.


















Youcef Abdjaui
Kaci Abdjaui




