
A BEJAIA
La ville de Béjaïa abrite depuis mercredi dernier un Centre de documentation et d’information en droits de l’homme (CDDH) créé sous la houlette de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) dont le secrétaire général, Me Benissad Nourdine, a procédé à l’inauguration de ce centre situé à la cité Seghir. Pouvant accueillir jusqu’à 50 personnes sous l’œil d’un documentaliste et d’un aide-documentaliste, le CCDH est le troisième du genre, est-il souligné, après celui ouvert en janvier 2006 à Alger et le dernier en septembre à Annaba. Aux professionnels du droit ou simples militants du mouvement associatif et autres, il est proposé une bibliothèque de 1000 titres spécialisés qui est en train de se former, une médiathèque, une documentation électronique et une connexion Internet gratuite à la condition de remplir une fiche d’inscription.


















Youcef Abdjaui
Kaci Abdjaui





La jeunesse d'Albert
Bonjour
Albert, un Breton du terroir, un fils de paysan, né en 1934 (73 ans), nous
raconte sa jeunesse, jusqu'à l'âge de 23 ans où il acheva son service
militaire obligatoire en Petite Kabylie. En 1956 et 1957, cet homme bon et
sensible participa contre son gré à la guerre dite de « pacification et de
maintien de l'ordre », un épisode atroce qui cache bien son nom. Il est
revenu dans sa belle province, la Bretagne, traumatisé par l'expérience
vécue en Algérie, comme la plupart de ses camarades de régiment.
Il témoigne, il nous dit ce qu'il a vécu : la dure vie dans le bled, les
marches forcées sur les djebels, les ratissages du terrain, les contrôles
des villages : Béni-Ourtilane, El-Maïn, Bouhamza, Freha, Djahnit, Ouled Sidi
Idir, les combats, les traquenards et les atrocités perpétrées par l'un et
l'autre camp. Mais aussi, cet homme pacifique, soumis
aux ordres de ses supérieurs et contraint d'obéir, réprouvait dès le départ
une guerre qu'il juge perdue d'avance - on ne lutte pas contre un peuple qui
combat pour la liberté et aspire se libérer du joug de la colonisation -, et
il ne cache pas sa sympathie pour les population kabyles victimes de la
guerre. A ces « pauvres parmi les pauvres », les soldats français, qui
avaient souvent faim et soif, prenaient encore leurs maigres réserves de
nourriture, et augmentaient leur dénuement. Pendant qu'il « crapahutait »
dans les djebels, et qu'il assistait, contre son gré, à des scènes pénibles,
Albert fit la promesse de témoigner.
Quarante huit années après son retour en France, il témoigne, mais, en son
âme et conscience, il ressent toujours le poids énorme de la barbarie.
Combien de jeunes du contingent, victimes de la guerre d'Algérie, ont osé
témoigner ? Presque pas ! Le mal reste tapi au fond de leurs mémoires, plus
insidieux qu'un serpent. Certains se sont suicidés, la plupart se sont tus,
renfermant à tout jamais leurs terribles souvenirs ; ils en souffriront
jusqu'à la mort. A partir du récit d'Albert, j'ai écrit un livre de
témoignages Il s'intitule : « La Jeunesse d'Albert ».
Ceux qui ont vu le film « Ennemi intime », apprécieront.
Ce livre vient d'être édité chez LIV'EDITIONS, au Faouët. (56320) BP 15.
Site du livre :
http://60gp.ovh.net/~livediti/index.php?b=livre_fiche&id=247&PHPSESSID=7ce816ce120bdae70eb81102f5d7a6a6
Cordialement
Marcel Gozzi
http://www.amazon.fr/gp/search/171-9485720-0715458?search-alias=stripbooks&field-author=Gozzi%2C%20Marcel
http://www.amazon.fr/Souvenirs-Chien-Chien-Goz-Marzic/dp/2748171640/sr=11-1/qid=1167743870/ref=sr_11_1/402-6458333-9224944
http://www.manuscrit.com/catalogue/textes/fiche_texte.asp?idOuvrage=7579