
Discussions à bâtons rompus
Brahim Tazaghart, libraire-éditeur de son état, est déterminé avec l’aide de ses « acolytes » à animer une vie culturelle pour le moins maussade.
Le libraire Mahindad, qui a pignon sur rue à Béjaïa-ville, organise ponctuellement des ventes dédicaces, la dernière en date avec Me Ali Yahia Abdenour pour son livre La dignité humaine, édité chez Inas. Un cycle de rencontres, entamé durant le Ramadhan, permettra aux Béjaouis de renouer progressivement avec la lecture, le théâtre, le cinéma et pourquoi pas de faire rencontrer auteurs, artistes et autres créateurs, chacun dans son domaine, avec leurs publics. Les premiers débats, « à bâtons rompus », avaient pour thème « Le livre amazigh ». Une problématique que des universitaires, dont Kamal Bouamara, ont décliné durant trois jours à travers ses volets : écriture, traduction et diffusion. Abdelhamid Ghermine, proviseur en retraite, a animé une discussion autour de son livre, Qui se souvient de la guerre ?, édité à compte d’auteur. Le lendemain, Djamal Arezki, inspecteur de langue française, a abordé, pour sa part, un autre thème de discussion « Relire Taous Amrouche ». Le cinéma n’est pas en reste dans « le croisé du livre », sommes-nous tentés de dire, puisque la librairie s’est transformée, le temps d’une soirée, en salle de projection. Il s’agit d’un entretien avec Kateb Yacine. Il a été suivi d’une discussion animée par Mohand Ameziane Ben Cheikh, membre de la troupe Debza. Le prolifique « biographe » du colonel Amirouche, Djoudi Attoumi, un officier de l’ALN, a mené la discussion autour d’un thème, qui fait présentement débat, celui de l’écriture de l’histoire. Et pour la soirée en question, le sujet a porté sur « L’écriture de l’histoire de la révolution algérienne ». Une fois n’est pas coutume, le « petit cercle » a voulu rendre hommage à un journaliste, de son vivant s’entend. C’est ainsi que vendredi dernier, Mourad Slimani, qui officie au bureau d’El Watan à Béjaïa, a été convié pour être remercié dignement pour son prix international. La présence du directeur de cabinet du wali, Kamel Touchane, a incontestablement donné un caché solennel à la cérémonie. Pour rappel, le jury international Euromed Héritage


















Youcef Abdjaui
Kaci Abdjaui




